oum souleyman1

As salamou ‘alaykoum oum Souleyman.

Barakallahoufiki d’avoir répondu à notre invitation en tant que MSH.

Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

As Salamu ‘aleykoum, j’ai 23 ans, je réside en France dans un bel appartement (un peu sombre parfois), je me suis convertie à l’islam il y a déjà huit ans alhamdulillah.

Quelle vision avais-tu de la mère au foyer musulmane avant d’en devenir une ?

J’ai toujours eu une image très edulcolorée  de la mère au foyer musulmane. Au collège, je me souviens que j’étais toujours très impressionnée quand j’allais chez mes copines musulmanes et que je voyais à quel point leurs mères étaient dévouées et présentes pour leur famille. J’ai d’ailleurs apprécié la beauté de l’islam pour la première fois en allant chez ma copine Nejma. C’était une famille musulmane avec une Maman gentille et dévouée qui nous proposait de délicieux plats, ils ne regardaient quasiment pas la télé, ils discutaient, riaient, partageaient tous ensemble. Un réel climat de sérénité se dégageait de leur foyer (subhanallah).

Combien d’enfant as-tu ?

Pour le moment je n’ai qu’un enfant, alhamdulillah. Un petit garçon de bientôt 2 ans très drôle et très éveillé machaAllah (très mignon aussi…).

Tu es professeur d’Arabe. Pourrais-tu nous en dire plus et quelle satisfaction tu en retires ?

J’ai commencé à donné des cours d’arabe aux sœurs de mon entourage il y a environ 5 ans car le musulman doit transmettre le peu de science qu’il a dès qu’il en a l’occasion. J’ai moi-même appris l’alphabet arabe dès que je me suis convertie avec l’aide d’une sœur de mon entourage alhamdulillah. Ensuite je me suis inscrite à La Madrassah de Cheikh Ayyoub où j’ai étudié la 3e et 4e année. Je me suis parallèlement inscrite à l’INALCO (une faculté de langues) où j’ai étudié l’arabe littéraire ainsi que l’histoire du monde arabe pendant 2 ans. Grâce à Dieu j’ai ensuite eu l’opportunité de partir étudier l’arabe et la religion en Egypte avec mon mari pendant 1 an (nous n’avions pas encore d’enfant). C’était formidable.

Aujourd’hui je m’efforce donc de transmettre ce que je connais de l’arabe en mixant les différentes méthodes que j’ai peu abordées. J’enseigne 2 fois par semaines aux adultes et le mercredi après-midi aux enfants.

J’aime vraiment enseigner. Les sœurs sont motivées, très réceptives,  c’est un réel échange ; on se rappelle mutuellement Dieu et le jour du Jugement Dernier. J’essaye de toujours évoquée des références religieuses pendant mes cours. Les sœurs m’inspirent par leur expérience de la vie, avec leurs enfants, leurs activités et le fait de côtoyer différentes sœurs me permet de voir différentes personnalités, de meilleurs comportements que le mien et donc de souvent me remettre en question.

Quels projets as-tu pour ton fils concernant son éducation religieuse et scolaire?

L’éducation de nos enfants est une grande responsabilité. Je ne peux pas prendre ça à la légère. Avec  mon mari nous envisageons de lui transmettre les bases de la religion nous même pendant qu’il est encore petit. Mon mari se chargerait surtout de lui apprendre le Coran et moi je m’occuperais des révisions et de l’arabe en semaine. Le plus important étant bien sur de veiller à l’application de la religion en lui montrant le bon exemple. Je souhaiterai donc lui faire l’école à domicile car je ne pense pas que quiconque ici en France serait à même de faire ce travail mieux que moi et certainement pas l’éducation nationale. (Seigneur fais de nous des musulmans (soumis à Toi) ainsi que nôtre descendance. Et Montre nous nos rite et Fais-nous miséricorde. Certes c’est Toi Le Grand Accueillant au repentir.) s2, v168.

En ce qui te concerne, as-tu du temps pour l’apprentissage de ta religion ?

Alhamdulillah, mon fils me laisse beaucoup de temps pour mon apprentissage. Je ne m’investis certainement pas autant que je le devrais mais je m’efforce de lire le Coran le matin, de le réviser l’après-midi et de lire des livres en arabe dès que je peux. En ce moment je lis l’explication des Trois Fondements.

Du temps pour toi ?

Alhamdulillah.

Exerces-tu d’autres activités (religieuses, sportives, associative, etc) ?

J’aime beaucoup faire du sport, c’est très important pour moi. Je fais tout simplement de l’elliptique chez moi ou des dvd de fitness dès que j’ai un peu de temps. Parfois des sœurs viennent à la maison et on partage ces moment de torture, c’est très drôle.

Comment t’organises-tu au sein de ton foyer ?

J’avouerai que je ne suis pas de nature très rigoureuse mais j’ai dû apprendre à m’organiser pour pouvoir donner des cours (surtout avec l’arrivée de bébé). En général je m’occupe des tâches ménagères et de la cuisine le matin ; je donne mes cours pendant la sieste de mon fils puis l’après midi je me permets de plus me détendre (jouer avec lui, lui lire des histoires, aller au parc, faire mes courses, appeler ma famille et mes copines). Le soir, c’est consacré à mon mari ; le servir, discuter avec lui, repasser ses qamis (lol, ça n’arrive que très rarement, j’ai horreur du repassage).

Tes astuces ?

Je pense qu’il faut toujours positiver et voir la coupe à moitié pleine au lieu de la voir à moitié vide. Il faut toujours se rappeler Qu’Allah nous a donné la clé pour accéder au Paradis, Il nous a favorisé sur beaucoup de Ses Créatures. Nôtre vie est riche en sens et en enseignements.

Quels conseils donnerais-tu à tes sœurs en Islam qui viennent de se marier ?

Alhamdulillah, je suis mariée depuis bientôt six ans et j’ai cru comprendre que la clé du mariage c’est le dialogue.

Un dernier mot ?

Barakallahu fik, c’est un honneur pour moi d’être interviewée, j’aime beaucoup ton site.

Qu’Allah te récompense pour le temps que tu nous as accordé.