cafeteaufraiche

On ne peut pas nier qu’il y’a un contexte dans lequel, il est difficile pour les frères de trouver du travail.

Qu’Allah facilite ceux d’entre eux qui ont une réelle intention et cherchent vraiment du travail. Amine

Non parce que en fait il y’en a qui ont décidé de ne plus travailler et ceux qui ont la flemme mais font croire en se rendant de temps à autre à un entretien par ci et par là, qu’ils font tout pour chercher du travail. Et puis tu as ceux qui, bien qu’ils galèrent, se refusent à faire des sous emploi ou des emplois qu’ils jugent trop difficiles. Subhanallah.

Alors si ton homme cumule les trois, c’est que tu as touché le pactole!

Ce phénomène ne date pas d’hier et touche autant les non-musulmans que les hommes au sein de notre communauté.

Bien sûr tout cela ne serait pas possible sans les fameuses allocations familiales, ou toutes aides visant à maintenir un tant soit peu le niveau de vie du foyer.

En effet, ces aides que nous versent l’état  permettent à ces hommes de se dédouaner de leur obligation de travailler pour subvenir à nos besoins. Et lorsque la fin de mois devient difficile, ils préfèrent avoir recours à d’autres moyens plutôt que de chercher comment s’en sortir.

C’est alors que tu vois ces frères emprunter à leur entourage, se reposer sur leur parents et vivre de sadaqqas.Le foyer se transforme progressivement en entrepôt « secours islamique ».

Toutes ces solutions devraient être temporaires mais pour eux, c’est devenu un mode de vie.

Lorsque l’on s’étonne de savoir pourquoi ils ne travaillent pas ou à temps quartiel (quand il travaille encore moins que le temps partiel), ils ont tout un tas de réponses qui finissent dans la durée par devenir des prétextes: « je peux pas à cause de ma barbe »; « ya trop de fitna »; »je veux pas travailler avec les frères »; « mon travail est trop stressant »; « je suis fatigué », »je veux pas donner d’argent à l’état », « je ne peux pas travailler dans les supermarchés car ils vendent de l’alcool » (ben pas dans les épiceries alors, ni les grecs car là bas il y’a du coca et dans le coca, il y’a un petit pourcentage d’alcool).

Mais à côté de ça ils ont beaucoup de doléances: « je veux une maison , »je veux une nouvelle voiture »; « je veux faire la hijra »; « je veux avoir mon propre business ».

La réalité donne plutôt: « on a coupé le téléphone »; »la facture d’eau chaude est élevée, on pourra pas la payer »; « j’ai tant de dettes, je dois rembourser tel »; »il nous reste le loyer à payer… ».

Devant l’irresponsabilité de ces hommes, c’est alors les femmes qui décident de mettre un peu de beurre dans les épinards. Et par la grâce d’Allah, on peut constater que ni les idées ni les concrétisations ne manquent!

Sauf que voilà , toutes n’ont pas l’autorisation de travailler même depuis leur domicile. Ces dernières doivent plutôt subir une situation pesante et même humiliante si elle se prolonge sur des années. Une situation qu’on ne peut esquiver devant la famille ou les amies qui s’étonnent de les voir vivre dans des conditions difficiles.

Au sein du foyer , le climat devient tendu, les soucis d’argent deviennent récurrent et une source de fitna où chacun se jette la pierre.

C’est pire si c’est l’épouse non économe qui doit gérer les aides perçues ou que monsieur vit au-dessus de ses moyens. Car devant un seul revenu tout se mélange: les factures et loyers, les dépenses ménagères, celles relatives aux enfants, les dépenses liées aux loisirs, les dépenses de l’épouse et de l’époux.

La vie en France coûte chère.

Il y’a aussi des époux qui « confisquent » ces aides mais du coup, leur femme n’y a pas droit. Et n’oublions pas ceux qui s’insurgent car ils ne perçoivent pas leur RSA du fait que leur épouse perçoit des aides spéciales liées à sa santé ou un ancien emploi ou autres. Et comme elle n’ont pas travaillé pour gagner cet argent, dans leur logique, il ne leur appartient pas.

Comment dans une telle situation , préserver l’harmonie du couple, l’amour entre époux?

Autant de soucis et d’injustices qui seraient réglés si ces mêmes hommes prenaient leurs responsabilités.

« On entend par entretien,le fait d’assurer à l’épouse ce qui est nécessaire à son existence matérielle, tel la nourriture,le domicile,une servante, des soins, même si elle-même est aisée. L’entretien pécuniaire de l’épouse est un précepte obligatoire tiré du Coran et de la Sunna et du consensus communautaire(‘ijmâ). » (fiqh As sunna, tome 2, extrait du chapitre sur l’entretien de l’épouse)

Non, décidément, on ne peut pas vivre d’amour, de caf et d’eau fraîche.

 

 

 

2 Comments on On ne vit pas d’amour de caf et d’eau fraîche

  1. Salam alaykoum,
    très bon article mashallah,
    tu as bien résumé ce que si se passe dans nos foyers.
    Les temps sont durs, il faut comprendre que l’on a pas trop le choix
    et les emplois sont limités.Commencer par quelque chose et ensuite voir plus grand.Dans notre communauté c’est plutôt le contraire 🙂
    Qu’allah nous facilite à tous, inchallah

    • As salamou ‘alayki,
      Baarakallahoufiki de ton commentaire
      Amine!
      C’est vrai que l’on a pas le choix surtout par ces temps difficile pour la oumma mais bon, ce n’est pas tous les hommes de la communauté mais une minorité:-)

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