Avoir une nourrice ou une aide pour la garde des enfants n’est pas un interdit en Islam.

Halima bent Abou Dhouêyb, de la tribu des Bani Sa’d Cheyma« Je suis partie de mon pays. un jour, dit elle, en compagnie de mon époux et de mon bébé, avec un groupe de femmes des Bani Sa’d, en quête de nourrissons à allaiter. C’était une année de grande disette. Nous étions partis sur une ânesse blanche, conduisant une vieille chamelle qui n’avait pas une goutte de lait. Il nous était impossible de dormir la nuit à cause des cris de notre bébé, tenaillé par la faim. Mon sein ne donnait pas assez de lait et notre chamelle n’en produisait rien pour le nourrir. Nous vivions dans l’espoir d’être soulagés de ces angoisses et partîmes donc à la Mecque à la recherche de nourrissons. Aucune des femmes venues à la recherche d’un bébé à allaiter, lorsqu’elle apprenait qu’il était orphelin, ne voulait de l’Envoyé d’AIlâh, Dieu l’a béni et salué. Cela parce que nous espérions des bénéfices que procurent le père de l’enfant. Toutes les lemmes revinrent avec un nourrisson, sauf moi.

Sur le point de repartir, je dis à mon époux :

« Par Dieu, il m’est désagréable de retourner sans nourrisson. Je vais prendre cet orphelin !

– Je ne vois pas d’inconvénient, me dit-il. Peut-être sera-t-il pour nous une source de bénédiction ! »

Donc, j’allai le prendre, et en réalité, je faisais cela parce que je n’avais pas trouvé d’autre que lui.

Retournée à mon campement, je le mis dans mon giron. Mes seins se remplirent de lait. Il téta à satiété. Son frère téta aussi et s’endormit. Mon mari alla surveiller la chamelle et Ses mamelles étaient gonflées de lait. Il se mit à la traire. Nous bûmes à satiété et passâmes une nuit tranquille. Le matin, mon mari me dit :

« Tu sais Halima, ce petit que tu as pris a une âme bénie !

– Je le souhaite bien, » lui répondis-je.

Nous partîmes. Je montai sur l’ânesse avec le nourrisson et par Dieu, ma monture essouffla toute la caravane par son allure.

Aucun âne ne put la rattraper. Mes compagnes me disaient:

« Fille d’Abou Dhouêyb, doucement! Est-ce là l’ânesse que tu montais à notre sortie?

Par Allah oui, » leur répondais-je!

Et je me disais qu’il y avait là une grande chose. Nous parvînmes à nos demeures à Beni Sa’d. Jamais, à ma connaissance, une terre n’était aussi aride que la notre. Mon troupeau revenait du pâturage, le soir, repu, les mamelles gonflées de lait. Nous trayions et buvions du lait, alors que les autres n’en trouvaient pas une goutte. Les gens de notre tribu, qui vivaient près de nous, disaient à leurs bergers:

– Menez nos troupeaux là où le berger de la fille d’Abou Dhouêyb mène le sien.

Mais leurs troupeaux ne cessaient de rentrer affamés. sans une goutte de lait, contrairement au mien. Nous avons joui de cette aisance durant les deux ans de l’allaitement. L’enfant fut sevré. Il évoluait magnifiquement, mieux que les autres garçons. À l’âge de deux ans, il possédait déjà une constitution très solide. Nous le ramenâmes chez sa mère. Nous étions avides de le garder, vu la bénédiction qui avait accompagné son séjour parmi nous. Nous en parlâmes à sa mère et je lui dis: il serait plus avantageux pour l’enfant de le garder encore parmi nous. Cela lui permettra d’avoir plus de robustesse. Nous craignons pour lui l’insalubrité de la Mecque. Nous insistâmes tellement qu’elle consentit à le laisser retourner avec nous. Quelques mois après notre retour, alors qu’il gardait les moutons avec son frère de lait, derrière les tentes, celui-ci vint en courant nous dire :

– Mon frère le Qoreychite vient d’être saisi par deux inconnus habillés en blanc, qui l’ont mis à terre et lui ont ouvert le ventre!

Nous accourûmes vers lui. Il était debout et pâle. Je le serrai dans mes bras, ainsi que mon mari.

– Qu’as-tu mon enfant, lui dis-je ?

– Doux hommes habillés de blancs, dit-il, m’ont couché par terre et m’ont ouvert le ventre pour y chercher je ne sais quoi.

Nous le ramenâmes à la tente.

– Halima, me dit mon mari, je crains que l’enfant no soit atteint de quelque mal. Ramenons-Ie chez sa mère avant que sa situation ne s’aggrave.

Ce que nous fîmes.

Qu’est-ce qui t’amène aimable nourrice, me dit sa mère? N’as tu pas tenu à le garder ?

– Notre enfant, lui dis-je, a atteint l’âge voulu et mon devoir est rempli. Je crains pour lui les imprévus. Je te le ramène dans les meilleures conditions désirées.

– Qu’as-tu donc, me dit-elle. Dis-moi. sans feinte. ce qu’il en est.

Elle ne me laissa pas de faux-fuyants pour cacher ce qui arriva et je finis par lui avouer la vérité.

– Crains-tu les mauvais esprits pour notre enfant ?

– Oui, lui répondis-je !

– Par Allâh, me dit-elle, ils ont nulle prise sur lui. Mon fils a un grand destin. Veux-tu que je t’en parle ? Je vis lorsque je le portais, sortir de moi une lumière qui me fit voir éclairer les palais de Boçra, au Chêm. Ma grossesse fut la plus aisée. Quand il vint au monde. sa tête était vers le ciel et ses mains posées sur le sol. Tu peux le laisser et repartir sans soucis! » (Source Le Prophète bien aimé par AbouBakr Djaber ElDjazairi et trouvé sur le  le blog baladislam.over-blog.com )

 Le Prophète (salallahou ‘alayhi wa salam) exprima un jour sa fierté de la noblesse de sa souche et dit : « Je suis le plus éloquent en arabe d’entre vous . je suis Qoreychite et fut mis en nourrice chez les Beni Sa’d ! »

A notre époque certaines d’entre nous auraient dit: « jamais de la vie »lol,moi la première!

Le discours d’antan: « je peux me débrouiller toute seule, ce sont mes enfants, j’assume entièrement blablabla »

Dans la réalité: être maman c’est du boulot, on dort peu, on mange peu ou pas forcément bien. C’est un véritable métier qui exige de la rigueur ,de l’organisation, de la patience, du savoir-faire, du courage, de l’énergie, etc (le prix de la meilleure mère parfaite existe?)…C’est du boulot, quoi.

Alors maman solo, tu ne t’imagine même pas! Dans tout les cas, marié ou pas, on ne peut pas compter QUE sur soi-même, tôt ou tard on est amené à des aides extérieures. Dans le meilleur des cas, ce sera des membres de la famille. Dans l’autre cas…notre jeune voisine d’immeuble, une sœur, une amie.

Mais cette catégorie de personne ne peut pas être toujours disponible, surtout lorsque l’on se met à travailler ou que l’on doit faire face à toute une série de rendez-vous administratifs ou médicaux…ou juste avoir un peu de temps à se consacrer. Faire garder ses enfants, ne fait pas de nous de mauvaises mères. C’est souvent une nécessité. Et c’est la raison pour laquelle ça peut devenir une source de tension entre la femme et son mari qui on le sait bien n’est pas toujours disponible pour s’occuper ou garder les enfants.

Tout cela pour en venir au site nounou-musulmane. L’idée est bonne, surtout lorsque l’on sait que de nos jours, les parents exigent parfois que vous ne portiez rien sur la tête (si,si, ya des ptits marrants)ou qu’ils vous font passer l’entretien comme si vous postuliez pour une place de PDG. « vous avez une bac+3..et vous parlez anglais? »

Bref, des initiatives à l’image de ce site permettront à nos sœurs de joindre l’utile…au travail. Chacun y trouvera son compte. C’est-à-dire faire garder son enfant par une nounou qui partage nos convictions religieuses et a (si possible) de bonnes mœurs. Tandis que celle-ci ne sera pas dans la peur de se faire renvoyer pour port du voile ou parce qu’elle a osé faire sa salat dans la maison.

Néanmoins, tout comme sur les sites non-musulmans, il faut faire attention à qui l’on recrute et pour qui on travaille

Pour vous rendre sur le site, c’est par ici: nounou-musulmane.fr

Et vous qu’en pensez-vous?

 

 

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