pinkmom

Bon la dernière fois, je t’ai donné un aperçu des cris de mon fils. Psychologiquement c’est très dur.

LE CONTEXTE

Ces dernières semaines ont été pleines de cris et de crises. Parfois ma motivation défaille.

Mais j’essaie de tenir bon.

Et comme je tiens bon petit à petit, mon fils commence à se maîtriser un peu plus.

Je te l’ai dis: le taper ne fait qu’empirer les choses. Parler n’est pas suffisant. Le câliner en période de crise, si.

Du moins c’est un début. Et honnêtement, on ne peut pas résoudre tous les problèmes de cette manière.

UNE COLÈRE&LE POUVOIR DE LA MENACE

« Mamaan, je peux mettre mon t-shirt bleu? »

« non tu ne peux pas met celui que je t’ai donné. Le bleu est sale »

Pleure, cris. Je ne cède jamais lorsqu’il est dans cet état.je m’en prends plein les oreilles.

J’ai lu quelque part qu’il ne fallait pas menacer ou faire du chantage ou..punir les enfants.

Moi ce sont mes armes principales qui m’aident à ne pas devenir Maman Jekill.

Car voilà isoler mon fils durant ses crises n’est pas suffisant. Il va s’arranger pour:

-déchirer ou lancer, des objets parfois lourds

-hurler à nous faire éclater les tympans et alerter le quartier

Il commence tôt le matin et peut finir tard le soir.

« si tu ne te calme pas, tu ne restes pas avec nous. Va en haut »

Hurlement. Frappe mur ou rambarde escaliers.

Je menace: « Si tu continue comme cela,je vais:

a)me fâcher très fort

b)confisquer (là c’est à choix multiples)

c)te mettre la fessée (cette menace est à double tranchant, les enfants testent aussi nos limites pour voir si l’on va passer à l’acte)

Hurlement. frappe, jette, déchire

Je monte en colère avec une grosse envie de prendre l’option c) au sens propre.

« t’es méchante,je t’aime pas »

oui,oui, dis l’enfant qui hors crise me clame son amour et me dis des mots doux..j’encaisse.

« j’veux pas vivre ici, je vivre chez papaaaaaa »; »arghpapaaaaaaaaaaa »

Alors ça c’est un coup bas

Mais ça montre également sa souffrance face à la séparation de ses parents.

« Que tu sois ici ou là-bas, tu dois cesser de crier comme ça. Personne ne te donnera raison. et là, tu es ici avec maman.  »

Quand la menace ne fonctionne pas, j’opte pour:

-le rappel: « Allah aime ceux qui sont fort. Et le Shaytan aime les gens faible.Quand tu t’énerve comme ça, tu es faible. Mais si tu te contrôle , tu seras fort incha Allah et Allah sera satisfait de toi. »Fais ton invocation.

Parfois ça fonctionne. Il réfléchi et se calme hamdoulillah. D’autres fois, c’est relatif, d’autres fois j’ai pas le temps de papoter direct option b), et parfois eh, bien parfois, je ne fais pas preuve d’autant de patience.

J’AI DES ENFANTS DURS

« J’ai des enfants durs ». On entend parfois ce genre de phrase dans la bouche d’une maman. Moi-même j’ai commencé à le dire. Mais en réalité n’est-ce pas nous qui sommes durs?

Lorsque mes fils se montrent difficiles ,j’ai constaté que plus je vais me montrer dure, plus ils vont devenir difficiles, moins ils vont m’écouter et moins j’aurais de l’autorité sur eux et plus ils seront malheureux. C’est un cercle vicieux.

 DES CÂLINS

Quand nos enfants sont en colère, nous avons du mal à aller vers eux. Nos gestes d’affection sont naturellement portés vers un bébé ou un petit enfant mais lorsqu’ils sont plus grands et qu’ils montrent de la colère, il y’a moins d’empathie et de patience.

Face aux crises, je me souviens avoir invoqué de tout mon coeur Allah pour avoir  la force de mettre ma propre colère de côté et prendre mon fils dans mes bras alors qu’il hurlait.

Et tu sais quoi? ça a été radical Allahumma barik. Cet enfant se calme dès qu’on l’apaise avec un câlin, des bisous…il se sent en sécurité et même mieux, de se sentir aimé, cela lui donne davantage confiance en lui Allahumma barik.

Voici un outil puissant: une démonstration d’affection quand l’enfant est en colère et lorsque la parole échoue.

Nos enfants ne sont pas durs. C’est nous qui le sommes et qui les rendons comme cela. À partir du moment ou ces enfants nous font une démonstration de colère, nous nous braquons, nous ignorons leurs sentiments.

Leurs crises, leurs « caprices »nous irritent et nous fait souvent opter pour la dureté en premier lieu. Mais parfois ce n’est pas la solution.

La clé pour que ces enfants jugés difficiles, changent: c’est de leur montrer de l’amour et de l’attention et de maintenir le dialogue pendant et après la crise.

Pas évident à maintenir. Mais chaque jour est un nouveau jour.

MES OUTILS (les plus efficaces)

-Parler en faisant le rappel d’Allah+l’inciter à faire son invocation contre la colère

-Les câlins comme pansement durant la colère

Voilà, lectrice,je te dis à bientôt incha Allah.

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