Comment se  fait-il que beaucoup de personne grandissent avec l’idée en tête qu’ un bébé n’est pas encore capable de réfléchir, d’éprouver des sentiments et même d’avoir une « opinion »?

Au cours d’un repas, je remarquais que mon fils de 6 mois semblait s’ennuyer. Je lui en fit la remarque. Un amie me dis: « mais c’est un bébé!Comment peut-il s’ennuyer? » Une mère sait comment va son enfant, même lorsqu’elle pense l’ignorer.

Dès les premiers instants de sa vie. Il sait déjà manifester quelques sentiments, et cela ne fait que se développer au fur et à mesure. C’est à nous d’être à l’écoute, de nous montrer réceptifs et observateur.

A la naissance de mon 3ème enfant, une orthophoniste m’a rendu visite en m’offrant pour cadeau un livre. Elle faisait la tournée des chambres pour inciter les mères à communiquer avec leur enfant. Oui, même tout bébé, il est capable de retenir plusieurs langues!

Donc apporter un nouveau regard sur votre petit bout. Il y’a un problème lorsque le parent ne parle à son enfant que pour lui signifier un ordre ou exprimer son désaccord, voir son ras-le-bol!C’est pire lorsqu’il s’agit du langage « bébé ». « Bougui-bougui,ageuhgeuh », tout ce que vous dites à votre enfant à un impact sur son développement linguistique.

Pour illustrer cela,voici un extrait d’un article sur l’isolation et ses effets dévastateurs sur le comportement social.

 

 Les travaux de René Spitz, dans les années 1940, ont été les premiers montrer d’une façon plus systématique que les interactions sociales avec les autres humains sont essentielles au développement d’un enfant. Spitz a suivi pendant plusieurs années deux groupes de nouveaux-nés : le premier d’un orphelinat où les bébés étaient plus ou moins coupés du monde dans leur berceau et où une seule infirmière devait s’occuper de 7 enfants; et le second dans un établissement semblable situé dans une prison où la mère prisonnière pouvait prodiguer chaque jour à son enfant soins et affection et où les enfants pouvaient observer les autres enfants et le personnel durant la journée.Bien que l’état du développement était comparable à l’âge de 4 mois dans les deux groupes (les enfants de l’orphelinat avaient même une moyenne plus élevée à différents tests), dès la première année, les performances motrices et intellectuelles des enfants de l’orphelinat avaient pris un grand retard comparativement à celles des enfants de la prison, se montrant également moins curieux, moins enjoués et plus sujets aux infections. Durant leur deuxième et troisième année, les enfants élevées par leur mère dans la prison avaient un développement comparable à ceux élevés dans une famille normale à la maison, parlant et marchant avec assurance. Par contre, dans l’orphelinat, seulement 2 enfants sur 26 étaient capables de marcher et de bredouiller quelques mots. Depuis cette étude pionnière, de nombreuses autres expériences ont montré à quel point des privations sensorielles et sociales survenant lors de certaines périodes critiques au début de l’enfance pouvaient avoir des conséquences catastrophiques sur le développement ultérieur de l’individu.  

 Pour lire l’ article intégralement, cliquer sur ce lien.

Même si c’est un véritable moulin à parole, plutôt que de le stopper durement ou ignorer son bavardage, laissez-le s’exprimer!Et si vous avez atteint votre quota de patience, eh bien expliquez-lui gentiment mais fermement selon son insistance, que « maman aimerait bien l’écouter davantage, mais qu’elle est fatiguée, donc nous reprendrons plus tard incha Allah »

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *