le co-dodo…et le couple?

co sleep

Bien que le co-dodo n’empêche pas une vie de couple épanouie, j’ai toujours vu cela comme une nécessité temporaire.

Car un nourrisson a besoin de sa maman et la séparation de cet être si fragile ne se fait pas du jour au lendemain.

Ainsi chaque nuit, on garde bébé auprès de nous, veillant à son bien-être et son sommeil, rassurée de le savoir tout proche.

L’intimité devient secondaire. Du moins, de notre côté car si au début l’époux se montre compréhensif, les mois passant, il subit une situation qu’il accepte à contre coeur: Il doit partager son épouse et le lit conjugal. Et pendant un temps il ne bénéficie plus en totalité de l’attention de sa femme.

Du côté de l’épouse, cette nécessité eclipse presque tous les autres besoins. Et même avec bébé au sein, le sommeil n’est pas si aisé, quand il se réveille , on se réveille aussi. On s’endort et nous réveillons à son rytme sans encore lui imposer le notre. Cela peut durer toute une nuit parfois jusqu’au petit matin.

Le couple ou le co-dodo

Sauf que voilà, il faut bien reconnaître qu’avoir un enfant ça change les relations des époux. Plus de frivolité ou de spontanéité, l’intimité est même règlementée et même chronometrée dans certains cas. Ben oui, quand bébé pleure, il reste prioritaire.

Passer le cap des 6 mois, c’est-à dire lorsque bébé commence à se lever et est curieux de tout ce qui l’entoure, le co-dodo devient difficile à mettre en place sans nuire au couple.

Bébé ne dort plus aussi facilement, il faut plus de temps, il peut veiller tout le temps que vous resterez éveillé. Il voudra jouer, passera du rire au larmes, voudra courir ,marcher, bref, la nuit pour vous, mais pas pour lui. On appelle cela le co-dodo subit,lol.

Et c’est là que vient le sujet brûlant: doit-on mettre bébé dans son propre lit et même dans sa propre chambre?

J’ai vu il y’a longtemps un documentaire consacré aux maternage. Une mère disait qu’elle descendait avec son conjoint dans le salon chaque fois qu’ils avaient besoin de se retrouver. Même si ça apporte du piment, je pense qu’il ne faut pas trop abuser des épices, au risque que finalement ça devienne routinier…Franchement des parents ont  le droit de revendiquer leur droit à avoir leur lit et leur intimité et ce dans dans une chambre à coucher.

Le sacrifice d’une mère doit aussi avoir ses limites. Ce n’est pas parce que l’on choisit d’éloigner son enfant, que l’on est un mauvais parent. Cependant, chacun fait ce qu’il lui convient et s’adapte à son propre enfant.  Si les autres préfèrent dormir dans leur propre lit et réserver quelques instants de folies dans les autres pièces de manière occasionnelle, hamdoulillah.

Mais dans tous les cas, la nuit devrait être pour nous parents une source de repos. Une occasion de se retrouver, discuter,lire un bon bouquin, ou échanger des anecdotes sur la journée passée, entretenir la flamme…On voit tout de suite la différence lorsque l’enfant est dans la chambre de ses parents  et en dehors du moins dans son propre lit.

Rappelons que Allah(subhanallah wa ta’ala) dit dans le Noble Coran:

« Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père à cause de son enfant. » (sourate Baqara, verset 233)

Beaucoup de commentaires sur le sujet sont vraiment durs à l’encontre des mères qui font le choix de se séparer de leur bébé en le couchant dans son propre lit ou sa propre chambre.

Mais dans beaucoup, les thèmes du bien-être des parents et de la sexualité ne sont pas abordé ou vaguement.

On évoque d’ailleurs, en exemple le modèle des japonais qui dorment avec leurs enfants jusqu’à l’âge de 10 ans.

A côté, c’est sûr que nous sommes moins cool.

Mais il est essentiel de rappeler que les japonais n’ont pas la même culture que nous,pas la même notion du sommeil ni de l’intimité. Par ailleurs, la vie sexuelle est secondaire ou devient inexistante.Chaque conjoint est réduit à son rôle au sein du foyer et c’est ainsi qu’ils se nomment l’un et l’autre: papa et maman. Et non plus par leur prénom. C’est un véritable problème qui affecte beaucoup la société japonaise.

Lire la crise de la fécondité au Japon

Quand on sait qu’il n’est pas aisé de toujours donner la priorité à son couple lorsque l’on devient parents, il faut se poser la question de la nécessité et des bienfaits de dormir avec son ou ses enfants.

 

 

 

 

 

 

 

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Oum khadidja

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