MomAndBabysleeping

C’est un vaste sujet. Pour des bébés différents les uns des autres.

Arrive un moment ou bébé n’est plus un nourrisson bien que toujours au sein. C’est un débat sur lequel chacune et chacun a son mot à dire.

Certaines affirmeront qu’il faut tout de même continuer à dormir avec lui, car c’est vital pour son bien-être mental et d’autres qui opteront pour le mettre dans son lit et le laisser pleurer(au détriment des voisins).

J’avoue opter pour la seconde solution. Quand à minuit, ton petit te fais clairement signifier qu’il ne veut pas dormir mais jouer et que cernée et fatiguée tu as passé toute la soirée à répondre à ses moindres besoins…..je crois que là tu as le droit de dire stop. Et de t’offrir une nuit de sommeil de qualité.

De poser ton petit dans son lit et de t’allonger toi-même pour dormir et recharger tes batteries. Même si monsieur t’aide de temps en temps, c’est surtout toi qui es aux petits soins de ton bébé.

Dormir, prendre soin de ta personne après t’être occupé de ton enfant , ne va pas faire de lui un enfant en manque d’affection, ça ne te rendra pas plus mauvaise mère que celle qui a décider de garder son bébé au dos jusqu’à ce qu’il s’endorme. Chacune fait ce qui lui semble le mieux pour elle et son petit.Et si le compromis plaît à monsieur, eh bien hamdoulillah.

Poser son bébé et l’entendre pleurer est quelque chose de difficile pour les nerfs. On est tentée de le reprendre et de le garder à nos côtés. Cela demande de la volonté…de la part des 2 parents.

Les avantages à lui apprendre à dormir seul

En tant que mère, nous sommes à même de voir  les signes de fatigue chez nos enfants. Et on sait pertinement qu’un enfant fatigué c’est un enfant qualifié de difficile , hyper actif, hyper sensible, énervé.

Un enfant qui dort bien, c’est un enfant qui le lendemain sera moins énervé et plus réceptif.

 

De même un bébé n’a pas de limite quant au sommeil, il ne peut lui-même déclarer: « je suis fatigué maman, je vais me coucher ».

Un tout petit qui reste éveillé jusqu’à minuit, cela ne signifie pas qu’il ne soit pas fatigué, mais il n’a pas la capacité d’analyser cette fatigue et de se coucher. Mais l’adulte lui, a cette capacité.

Oui, il va pleurer, oui ça durera peut-être de longues minutes, une heure, voire plus, mais passer l’angoisse, ce sera un enfant qui se laissera aller au repos dès qu’il sera posé dans son lit. En l’y laissant, vous lui apprendrez à ne plus lutter indéfiniment contre sa propre fatigue.

Si nous adultes nous ressentons la fatigue en fin de journée, c’est aussi le cas pour nos tout petits.

Le sommeil est étroitement lié au développement de l’enfant. En effet, outre la recharge des « batteries », le sommeil favorise le renforcement du système immunitaire ,favorise sa croissance, son développement psychomoteur et préserve son équilibre nerveux.

Dormir permet d’avoir une meilleure mémoire :

« Au cours d’un sommeil de 8 heures, le cerveau traverse plusieurs cycles de 90 minutes  constitués chacun du sommeil léger, du sommeil profond puis du sommeil paradoxal. Des perturbations de la régularité de ces cycles ont des répercutions négatives sur les différentes formes de mémoire. Une réduction de la durée et de la qualité du sommeil profond, sans modification du temps de sommeil total, entraîne un déficit de mémoire déclarative. À l’inverse, une amélioration de la qualité du sommeil profond, renforce cette forme de mémoire. »

Professeur émérite à l’Université de Bordeaux 1, chercheur au CNRS, neurobiologiste, spécialisé dans l’étude de la mémoire, membre du conseil scientifique de l’Observatoire B2V des Mémoires.

sommeil de bébé

Tableau extrait du site: http://www.soinsdenosenfants.cps.ca/handouts/healthy_sleep_for_your_baby_and_child

Prendre le risque de le laisser pleurer dans son lit pour qu’il puisse dormir, c’est aussi lui permettre de préserver sa santé. Ce n’est pas parce que c’est un bébé et qu’il dort en journée, que la nuit venue il n’a pas besoin de sommeil!

Le laisser jouer jusqu’à minuit passé, peut être aussi néfaste sur son rytme de vie que ça l’est pour nous.

Des recherches ont permis de mettre en lumière les conséquences du manque de sommeil chez l’enfant. Les symptômes sont: l’hyperactivité, la mauvaise humeur, l’impulsivité et une capacité de concentration limitée.

Un nourrisson d’environ 6 mois possède la maturité physiologique de pouvoir dormir au
moins six heures d’affilée la nuit. C’est ce que les parents appellent « faire ses nuits ». En
effet, les données de l’Étude Longitudinale du Développement des Enfants du Québec
(ÉLDEQ) montrent qu’environ 75 % des enfants du Québec faisaient leurs nuits à 5 mois.
Si cet apprentissage tarde à se faire et que l’enfant ne fait toujours pas ses nuits à 18 mois,
les chances qu’il devienne un bon dormeur sans aucune intervention diminuent. Il est
normal qu’un enfant se réveille spontanément la nuit. Une étude par vidéosomnographie7
a montré que les enfants de 1 à 3 ans s’éveillent en moyenne 3 fois par nuit. La différence
entre un « bon dormeur » et un « mauvais dormeur » tient dans la capacité ou l’incapacité
de l’enfant de se rendormir seul après un éveil nocturne. Le bon dormeur s’auto-apaisera
et retournera rapidement à son sommeil.

Extrait d’une étude réalisée par l’hôpital Sacré-coeur  et l’université de Montréal

En savoir plus sur le sommeil et la mémoire

C’est barbare de le laisser pleurer dans son lit!

Oui, si on l’y jette en lui criant au passage que « c’est l’heure de dormir ». On ne peut pas échapper à la crise de pleurs mais ni pour la maman ni pour l’enfant ce n’est une fatalité. C’est un apprentissage qui peut se faire en douceur et ce, de plusieurs manières.

C’est à vous de voir ce qui lui convient. Mais on peut tout de même en citer quelques unes.

-Le bercer, le rassurer en lui expliquant pourquoi il doit se coucher. Même si certains jugent inutile de parler à son enfant « un enfant doit obéir à ses parents, c’est tout »; « pourquoi perdre son temps à lui parler? ». N’oublions pas que nous aussi avons été enfant,le moment du coucher peut parfois être synonyme d’angoisses.

-Ne pas négliger son instant câlin. Un enfant est plus réceptif lorsqu’il se sent aimé et est sujet à l’attention

-Lui réciter ses sourates protectrices+le verset du trône, lui réciter d’autres sourates ou lui en faire écouter

Lecture pour poursuivre: le sommeil de l’enfant