4 astuces pour prévenir la rivalité frères/soeurs

C’est un sujet que nous les mamans connaissons bien.

Mais comment faire pour y remédier?

Honnêtement, je n’ai pas LA solution mais plutôt des conseils que j’ai pu mettre en pratique et qui ont fait leur preuves hamdoulillah. Je vais donc à travers cette première série, vous en parler incha Allah.

Si vous n’avez plus l’énergie pour faire le gendarme à longueur de journée, lisez ceci:

  1. Soyez équitable dans votre démonstration d’affection

On a toujours un enfant que l’on préfère.Comme celui qui nous nous rend service,nous fait le plus de câlin, nous obéis le plus,le plus mignon, etc

L’erreur: manifester votre amour à cet enfant et ignorer les autres. Ne pensez pas que les autres ne vous ont pas vu, que ça ne les touche pas. Bien au contraire!

Que ressentiriez-vous si votre époux manifestait de l’affection envers…une seconde épouse? De la jalousie. (très bel exemple utilisé dans le livre rivalités frère/soeur de Faber-Mazlish)Ne pensez pas que parce qu’ils sont issus de la même fratrie ils vont se dire : »ha ouais trop cool, il mérite son câlin! », ce sera plutôt : « maman lui a fait un câlin et elle l’a complimenté, elle l’aime plus que moi »

Une anecdote: J’étais en compagnie d’une soeur et de nos enfants, lorsque j’ai complimenté l’un des enfants. La soeur qui a une formation de la pédagogie Montessori, m’a fait remarqué que les autres enfants avaient regardé la scène et qu’ils étaient sûrement en attente. J’ai donc répéter mon compliment pour l’ensemble des enfants. Ce qui leur a fait énormément plaisir.

La méthode: si vous voulez complimenter un enfant, n’hésitez pas à en faire aux autres, si vous devez embrasser votre enfant, profitez-en pour faire un câlin collectif, ou à chacun d’entre eux. Cela contribuera à la bonne entente entre eux incha Allah.

2. Ne cherchez pas à acheter systématiquement la même chose à tous les enfants

En vous disant que comme cela il n’y aura pas de jalousie. C’est un leurre. En vérité , vous serez prisonnière de votre mauvaise habitude car le jour ou l’un n’aura pas son jouet ou vêtement pareil que son frère, cela va déclencher une tempête. Donnez leur plutôt l’occasion de se différencier et d’accepter que l’un est un cadeau et l’autre pas. Exemple: votre fils a finit l’apprentissage d’une sourate et vous désirez le récompenser, Vous lui offrez donc un jouet. Ne vous mettez pas la pression, vous avez plusieurs possibilités qui s’offre à vous et selon le caractère de vos ptits loups: soit vous compenser ceux qui n’ont pas reçu de cadeaux en leur offrant des friandises ou un livre ou autre, soit vous décidez de ne pas compenser. Dans les 2 cas expliquez bien aux autres enfants que leur frère ou soeur a été récompensé(e) pour l’effort qu’il ou elle a fourni et l’atteinte de son objectif dans l’apprentissage de sa sourate. Cela les incitera à fournir les mêmes efforts incha Allah.

3.Valorisez-les

Même si votre fils cadet n’a pas les même aptitudes que l’aîné, il a des qualités et d’autres aptitudes que vous avez le devoir de valoriser.

On a parfois un enfant qui fait plus de bêtise que les autres. Ne le réduisez pas à cela, au contraire! Faites-lui sentir que vous avez de l’estime pour lui et que vous êtes intéressée par ce qu’il dit ou ce qu’il fait de bien.

L’erreur: L’un de vos enfants cumule tant de réussite ou d’aptitude ,que vous rabaisser ou négligez complètement l’autre

La méthode: A partir de maintenant vous vous ferez un devoir de relever ses qualités et ses réussites aussi infimes soient-elles. Cela l’encouragera à persévérer dans ce qu’il réussi et à avoir davantage confiance en lui incha Allah

4. Ne les enfermez pas dans des rôles

« Tu es le plus intelligent! », « tu es l’enfant le plus difficile! », « tu méchant! »

Ce ne sont pas seulement des mots, ce sont des rôles que l’on attribuent à nos enfants et à force de les entendre il s’y cantonnent.

L’anecdote: ça arrive (souvent) que les enfants chahutent, se bagarre. Et vous tombez souvent sur celui qui vous voyez comme l’oppresseur. Il n’ya aucun doute: tout est de sa faute, c’est toujours lui qui commence, il est LE méchant!Et vous ne vous gênez pas pour le lui dire, ulcérée de devoir encore intervenir pour défendre la « victime ». Cela m’est arrivé de nombreuses fois. Et il s’avèrait que la victime était en fait « l’oppresseur ». Mais du fait de sa petite taille, sa frêle silhouette et son air angélique, lorsque j’entendais mon fils hurler de douleur, j’accourrais pour le secourir. Il jouait beaucoup de ça. En cherchant à comprendre l’origine du conflit, je constatais que mes remontrances avaient été adressées à la mauvaise personne. L’oppresseur était en fait la victime.Dés que je me suis aperçue de ça, j’ai ré-ajuster. Et le plus jeune sait dorénavant que je ne suis plus dupe.

La méthode: Avant de bondir avec tout votre attirail du gendarme, prenez d’abord le temps de comprendre l’origine du conflit. Si les 2 sont en faute, les 2 doivent avoir des remontrances. Il faut faire preuve d’équité.

 

5. Incitez les à avoir des manifestations d’affection les uns envers les autres

Notamment après un conflit. Apprenez leur à se dire pardon et se faire un petit câlin.

Ces 4 petites astuces permettent déjà de gérer certains conflits et d’apaiser un climat chargé en tensions.

Pour aller plus loin:

Jalousie et rivalités entre frères et soeurs de Adèle Faber et Elaine Mazlish

et sur le net: un podcast que j’ai écouté dernièrement sur le site sep’possible sur le développement de l’estime de soi chez notre enfant.

Un autre sujet très important dans l’éducation d’un enfant.

 

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Oum khadidja

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